Restauration de la dernière gribane de Seine

Restauration de la dernière gribane de Seine

Depuis l’ouverture du musée en 2016, la dernière Gribane de Seine fait l’objet de toutes les attentions !

Chaque année, l’équipe du musée prend en effet des mesures afin d’assurer la conservation à long terme de ce bateau. Fin août – début septembre 2021, c’est la restauration d’une partie du pont qui va être effectuée. Pour ce faire, MuséoSeine fait appel à un charpentier naval spécialisé dans la charpenterie de marine traditionnelle : Jim Bresson.

L’objectif est de remplacer (à l’identique !) les lames du pont les plus abimées. Une fois cette première étape terminée, l’étanchéité sera refaite afin de s’assurer qu’aucune infiltration d’eau ne se fasse vers la cale de la gribane.

Le calfatage du pont se fait dans les règles de l’art !
À coup de maillet et de fers à calfater, le charpentier naval insère entre les lames du pont des cordons d’étoupe (sous-produit fibreux non tissé issu essentiellement du travail du chanvre ou du lin) qui sont ensuite recouverts par un mélange de brai, de goudron et de résine. Un mélange souple qui suit, sans fissurer, tous les mouvements du pont !

La Gribane promet de se refaire peau neuve !

L’histoire de la Gribane Le Joble

Riche d’une histoire mouvementée, cette embarcation ramène le visiteur à la fin du XIXe siècle, période marquée par le début des travaux d’endiguement de l’estuaire de la Seine.

En 1886, aux chantiers du Petit-Quevilly, le Joble, ex L’Enfant de France est construit, comme de nombreuses autres gribanes, pour transporter les blocs de craies qui forment les digues du fleuve. Long de 20 mètres et large de 6,50 mètres, ce bateau, à voile, a un très faible tirant d’eau (90 cm) et un fond plat, lui permettant d’affronter la navigation de l’estuaire. Il permet, par la suite, de ravitailler en bois des boulangers du Havre jusqu’en 1940. Renfloué en 1943, après avoir sombré dans la Seine, puis restauré, par les Ponts-et-Chaussées, l’Enfant de France est rebaptisé Joble, du nom d’un hameau proche d’Honfleur. Dans les années 1970, il passe entre les mains de plusieurs propriétaires privés qui souhaitent en faire une résidence secondaire à Paris. Les travaux d’aménagements, trop conséquents, poussent le dernier propriétaire à vendre le Joble au Parc naturel régional des boucles de la Seine normande en 1981. Cette gribane de Seine est dorénavant exposée à MuséoSeine, le musée de la Seine normande à Rives-en-Seine (Caudebec-en-Caux), prêtée par le parc. Venez la découvrir de vos propres yeux !

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